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De la nécessité d’appréhender le rôle de l’aidant


« Mais ce dont témoignent les aidants, à la fois comme fait social et comme sujet politique, c’est bien qu’à côté d’une tendance lourde d’anomie sociale, de défiance généralisée et de concurrence entre les plus fragiles, il y a également une réalité inverse autour de la solidarité de proximité, de l’engagement bénévole, de la mobilisation pour la sauvegarde ou le développement d’un écosystème social et/ou environnemental… L’émergence de la problématique des aidants symbolise cette réalité en mouvement. D’où l’intérêt d’analyser ces dynamiques et les manières dont se forment le discours et l’organisation des personnes. »[1]

Comme l’explique Serge Guérin dans ces propos, il y a un véritable intérêt à analyser les discours et les organisations formées autour de cette activité d’aidant.

En France, le sujet des aidants, a été à étudié à travers de multiples dimensions (politique, économique, symbolique…). A l’image d’un rapport complet établit en 2007 par la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA). Dans ce dernier, le constat d’échec des dispositifs mis en œuvre était déjà révélateur d’une nécessité de repenser l’accompagnement :

« Au total, le sentiment demeure que, malgré l’effort collectif que représentent les différentes aides et prestations, les conditions chaque fois particulières de leur gestion et de leur administration (qu’il s’agisse des méthodes d’évaluation, des critères, des compétences institutionnelles…) introduisent toute une série de discontinuités–notamment d’âge–dans la manière dont sont accompagnées les personnes et dont sont pris en compte leurs besoins d’aide à l’autonomie. Discontinuités et cloisonnements qui sont à la fois générateurs de complexité pour les personnes, de moindre qualité de leur prise en charge, et de risque de rupture dans l’accès à leurs droits. »[2]

Aujourd’hui, les constats de difficulté dans l’accès aux droits, de manquements dans l’offre de services d’accompagnement et d’absence de liberté de choix, ont conduit le réseau GIHP à se saisir de ces sujets. Ainsi, un des supports développés est un cahier repère permettant d’interpeller sur la base de constats et engager une nouvelle manière de concevoir l’accompagnement.

Le tome 2 portera sur les aidants non professionnels. Leur rôle et le contexte dans lequel ils agissent représentent des enjeux majeurs que nous souhaitons mettre en discussion au sein de groupes de travail.

L’idée de ces groupes de travail est de construire une réflexion sur le lien entre la personne accompagnée et celle qui accompagne. Chercher à objectiver ce qui se joue, analyser les éléments de contexte, les moments de vie, notamment à travers des témoignages de participants.

Le format de ces groupes de travail sera des séances de 2 heures avec des participants internes au réseau (salariés et bénévoles associatifs GIHP) et externes (ouvert à toutes personnes ayant une expérience d’aidant).


Si vous souhaitez participer à ces groupes de travail merci d’envoyer un mail à :

reseaugihp@gihp-reseau.fr

[1] Guérin, Serge. « Les aidants au cœur de la solidarité sociale », Vie sociale, vol. 15, no. 3, 2016, pp. 159-173. [2] CNSA, Rapport 2007, Vers un nouveau de protection sociale.pdf (cnsa.fr)

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